Présentation

Présentation
Ceci n'est pas une fiction, c'est la réalité..
Ma réalité..


Qui je suis, comment je m'apelle, quel âge j'ai, ou j'habite et toute ces choses là ne sont pas importantes.
Je suis simplement ici pour vous faire lire l'histoire que j'écris et que j'ai moi-même vécu.
Elle parle de ce que beaucoup de jeunes subissent à l'école.
Avant je me croyais la seule mais au fil du temps je me suis rendu compte que ce n'était pas le cas.

Dans cette fic' il y aura en plus un sujet qui me tiens à coeur : l'homosexualité.

Homophobe, rageux ou autres je vous prierais de bien vouloir partir, merci.

Pour les autres lisez et laissez-moi de vrai commentaires et pas seulement "suite". Merci.

Dernier point. Ce qui se passe avec les parents qui se dispute et qui s'en foutent parfois de leur fils c'est faux. Moi mes parents faisait tout pour m'aider.
Et également j'ai mis un mec dans mon histoire mais moi je suis une fille.

Voila, vous savez tout.

Bonne lecture.


Pour ce qui est des pubs, je vous prierais de ne pas les faire ici !
De toute façon libre à vous car chaque article pub sera automatiquement supprimé.
Ensuite si vous voulez vraiment faire de la pub il y à un trés bon blog, ici. Et consacré aux pubs de fictions en plus!

# Posté le samedi 17 janvier 2009 08:36

Modifié le mardi 03 février 2009 12:10

Prologue

Prologue
Prologue

Je crois que je l'ai aimé dés que je l'ai vu. Lui, si grand, si beau, si arrogant, mais tellement.. Angélique. Lui là avec ses vêtements trop larges pour lui, ces dreadlocks blondes hâtivement attachées en une queue de cheval haute. Il était aussi maigre que moi mais sa personne y faisait attention. Alors que moi. Moi avec mes vêtements moulants ma maigreur se remarque en un coup d'½il et les gens ont ces regards que je déteste. Regard de pitié, d'interrogation ou même d'indifférence. Mais ce jour là je m'en foutais parce qu'il y avait lui. J'observai chacun de ses mouvements, chacun de ses gestes. Je gravais les traits de son visage dans ma mémoire et à chaque fois qu'il souriait j'attrapais discrètement ce sourire pour l'enfoncer dans mon c½ur et me réchauffer un peu le corps.
Je ne lui ai pas parlé ce jour là. Parce que lui, il est le mec qui paraît sympa aux premiers abords et dont on s'approche facilement, le genre de gars qui à pleins de potes et dont les filles rêvent la nuit.
Alors moi. Moi l'androgyne, moi le mec dont tout le monde se moque, celui qui à pas d'amis, celui qu'aucune fille ne regarde, celui qui se fait humilier en public dans la cour du lycée et qui se prend des coups de pied dans le ventre dans un coin de la cour.
Non, jamais je n'aurais osé l'approcher. Jamais.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 08:44

Chapitre 1

Chapitre 1
Chapitre 1



- Ha, monsieur Kaulitz. Encore en retard.

Le ton sarcastique du prof fait rire toute la classe et moi je ne répond pas. Je marche jusqu'à ma table, manque de trébucher sur un sac posé en plein milieu du chemin. Je me rattrape après la table et m'assois sur ma chaise en silence. Le prof continue son cours et moi le regard tourné vers la fenêtre, j'observe les arbres qui bougent au rythme du vent et mon esprit s'échappe. La géométrie, les lignes parallèles.. Tout ça me passe au dessus de la tête. Je savoure ces courts instants de bonheur durant lesquels plus rien ne m'atteint et où des rêves prennent forme. Mais un rire derrière moi, un chuchotement à la table de devant, des regards fixés sur moi et je reviens à la réalité. Ils ne me laisseront donc jamais en paix ?
«Ils» ce sont les autres élèves de la classe. Eux qui me regardent de travers, qui se moquent de moi pour mon look androgyne, mes cheveux longs et mes vestes en cuir. Eux qui ne me ressemblent pas et qui ne me ressembleront jamais. Je me sens tellement différent d'eux. Moi je ne sors pas en boîte, je ne me saoule pas pour vomir ensuite dans la rue, moi je ne fume pas pour faire «comme tout le monde». Non, moi je suis celui qui se tait, qui vit dans son monde, qui aime ce qu'il aime. Mais quand on est différent c'est toujours la même chose. T'es pas comme eux alors tu te prends des insultes en pleine face que t'encaisse comme tu peux. Certains sont trop gros, moi je suis trop maigre et faut pas croire qu'on me laisse tranquille pour autant.
Le prof me surveille du coin de l'½il et le stylo à la main je recopie lentement les quelques lignes inscrites au tableau. Je fais croire que je travaille mais j'ai pas la tête à ça. Moi j'ai pas le temps de penser à mes cours, je pense à ce qu'il ce va se passer aujourd'hui. Je me demande à quel heure ils vont me frapper, quels insultes ils vont me lancer. La cloche sonne, je ramasse mes affaires mais je sais que je ne suis pas sauvé pour autant. Cours de sport. Le pire de la journée. Je traverse la cours, mon sac sur l'épaule. Je suis le prof entouré des autres et ça commence déjà. Je sens les regards sur moi, j'entends leurs rires moqueurs et je prie silencieusement espérant disparaître sous terre, éviter le cours, éviter leurs regards, tout éviter en fait. Mais bien sur j'évite rien et j'ai à peine le temps de sentir quelqu'un me pousser par derrière que je me retrouve face contre terre à mordre la poussière. J'entends les rires et je retiens les premières larmes de la journée. Je me relève rapidement, je reprends mon sac et continue mon chemin. Et dire qu'on n'ai même pas encore aux vestiaires.
Les autres se changent et moi gêné je retire mon jean et mon t-shirt. Je révèle ainsi mon corps maigre et imberbe alors que les autres ont déjà quelques premiers poils qui poussent et ont des corps minces pour certains et pourtant ils sont plus épais que moi. J'enfile rapidement mon pantalon de survêtement, un t-shirt noir et me dépêche de sortir.
Aujourd'hui c'est hand-ball comme l'a annoncé le prof. La peur monte d'un cran car je sais ce qu'il va se passer, je connais ça par c½ur. Le prof choisit les deux capitaines de chaque équipe et ces deux garçons qui ont le don pour m'humilier dans la cour commencent leur sélection redoutable. Ils appellent leurs copains, les filles qu'ils aiment bien. Tout le monde se lève, rejoint son équipe le sourire aux lèvres et bientôt il ne reste plus que moi. Leurs regards pèsent à nouveau sur moi. Il manque une personne pour compléter l'équipe de Romain. Le prof me demande de rejoindre cette équipe et Romain soupire. Il me lance un regard noir comme si c'était moi le responsable. Si seulement il savait à quel point j'aimerais partir d'ici, mettre le plus de distance possible entre lui et moi.
On nous tend des maillots tout fin à enfiler par dessus nos t-shirts. Celui de mon équipe et jaune fluo. J'hésite à l'enfiler mais je suis contraint alors je le fais. Je me mets en place avec les autres et la partie commence entre les deux équipes. On me passe à peine le ballon, je n'existe pas pour eux à cet instant. Je ne suis pas leur ami, je suis juste celui dont ils se moquent à la récré alors ils évitent tout contact avec moi comme si j'étais contagieux, comme si j'allais les contaminer d'une quelconque maladie qui serait redoutable. Je suis habitué mais ça me fait toujours aussi mal chaque fois qu'ils le font.

**

Il est midi et à contre-c½ur je rejoins le self pour passer avec ma classe. Un surveillant inscrit une croix à côté de mon nom et je me glisse silencieusement dans l'étroit couloir bondé de monde. La chaleur et étouffante au dehors mais ici collés les uns aux autres c'est l'horreur. La file avance lentement, les élèves s'impatientent, s'agitent et ils cherchent de quoi s'occuper. Alors ceux qui me repèrent me bousculent, me poussent sur les autres et l'un des garçons crie à un autre «Alors Damien, tu veux toujours pas épouser Bill, la tapette ?» Et l'autre répond par un rire gras et fort, fait semblant de lancer un regard noir à son copain et me repousse en arrière en lançant un «Non, mais ça va pas».
Et moi au milieu je reste silencieux, je suis l'espèce de jouet avec lequel ils s'amusent joyeusement pour patienter parce qu'ils savent que ma bouche restera fermée et qu'aucun son n'en sortira, parce qu'ils savent aussi que mes mains ne les frapperont pas. Alors ils s'amusent, ils rigolent et moi je subis sans rien dire.
Finalement la file avance plus rapidement je m'empare d'un plateau, des couverts et j'attrape à la hâte les plats du jour, je sais déjà que j'y toucherais à peine. Mon plateau dans les mains je cherche rapidement une place, mais la salle est bondée, la peur monte à nouveau et je m'assois rapidement à une grande table où sont déjà installé quelques filles. J'attrape ma fourchette et commence à manger, j'amène les aliments rapidement à ma bouche mais je sens mon estomac noué par la peur et je me force à avaler un peu. A côté de moi j'entends les filles rirent entre elles et discrètement je jette quelques regards dans leurs directions. Elles sont plates, elles n'ont aucune forme mais les garçons les trouvent pourtant magnifiques. Elles parlent, racontent des conneries. L'une d'entre elle me surprend les regardant, elle m'observe un instant, me lance un regard dégouté chuchote quelque chose aux autres filles et toutes se tournent soudainement vers moi en rigolant. Je détourne le regard, repose ma fourchette et j'essaie de comprendre. Je cherche une explications au fait que les filles ne m'attirent pas. Celles de mon lycée son superficielles c'est vrai, mais même celles qui ne le sont pas ne m'attirent pas. En soupirant je me lève, ramasse mon plateau et vais le déposer avant d'enfin ressortir à l'air libre. Je file dans un coin de la cour en jetant des regards inquiet autour de moi. Je m'installe sur un banc, pose mes mains sur mes cuisses et la réponse à ma question se reforme une nouvelle fois dans ma tête. Si je ne suis pas attiré par les filles ça veux dire que je suis homosexuel. Mais je sais que je n'ai pas le droit d'accepter cette réponse. Ma famille, mes parents, ce sont des gens bien pensants, sans doute trop coincés. Pour eux l'amour n'est envisageable qu'entre un homme et une femme. Les couples homosexuels les dégoûtent et je sais que si ils se doutaient de quelque chose à mon sujet leurs regards serait méprisant et ils cesseraient surement de m'aimer. Déjà que mon look ils ont eu du mal à l'accepter. Mes cheveux longs ne leurs plaisent pas déjà, avec mon visage fin cela fini de me faire ressembler à une fille. Et puis ce look «gothique» comme on pourrait le qualifier. Ils détestent. Alors je chasse cette réponse avec effort, je la repousse dans un coin de ma tête, je me force à penser que je suis hétéro et qu'un jour je me marierais avec une belle femme.

- Salut Bill !

Je sursaute légèrement et sors de mes pensées. J'hésite à lever la tête car j'ai reconnu cette voix. C'est Romain. Je sais ce qu'il veut, je sais pourquoi il à prit la peine de se déplacer jusqu'à moi.

- Tu pourrais me répondre quand je te cause, ajoute t-il agressif

Je lève finalement la tête, le soleil me force à plisser les yeux. Il est là avec toute sa bande. Ils sont cinq ou six et moi je suis tout seul, tout maigre, sans défense. Je vois sur leurs visages les sourires moqueurs et dans leurs yeux je pourrais presque lire ce qu'ils vont me faire. Romain m'attrape par le bras et je tente de me libérer mais il resserre son étreinte, m'adresse un regard noir et je le laisse m'entrainer un peu plus loin, à l'écart, derrière un des grands bâtiments gris. Ils me poussent contre le mur, j'ai cette impression de déjà vu qu'on éprouve parfois, mais moi je sais pourquoi, c'est parce que ce qu'ils s'apprêtent à faire ils l'ont déjà fait tant de fois que j'y suis habitué. Je ne les regarde même plus et attend que sa se passe. Je sens qu'on me saisit par les épaules et je suis poussé en avant. Je me retrouve face contre terre pour la deuxième fois de la journée, mais cette fois j'ai eu le temps de me rattraper sur les mains. Je sens un pied venir s'enfoncer dans mon ventre et je tombe cette fois totalement sur le bitume brûlant. Ils sont trop nombreux, trop fort et moi je suis trop seul et trop faible et pourtant, ma main s'appuie par terre, je veux me relever, mais toute une série de coups s'abat sur moi. Ils balancent leurs pieds dans mon ventre et je serre les dents, je retiens les cris dans ma gorge, j'ai appris la leçon depuis longtemps, si je crie ils frapperont plus longtemps et plus fort. Les premières fois quand je criais, ils me frapper avec des barres de fers alors je ne cris plus. Ma tête tourne, ma vue se trouble, tout se mélange et puis, le trou noir.

**

Mes oreilles bourdonnent, j'ai l'impression qu'un marteau frappe mon crâne et mon ventre se tord sous la douleur. Mes paupières sont lourdes, j'ouvre les yeux lentement et la lumière du soleil semble m'agresser elle aussi. Je tente de me relever en prenant appui sur mes mains, mais je suis prit de nausée et je vomis mon maigre repas du midi sur le bitume. Un goût éc½urant m'envahit la bouche et mon ventre me brûle, mais ne voulant pas rester ici je me remets debout lentement et contourne le bâtiment. Je me retrouve dans la cour et je marche doucement jusqu'à l'infirmerie guettant une nouvelle envie de vomir qu'il me faudra retenir.
Sur la porte de l'infirmerie son placardées quelques affiches, l'une d'elle indique «Numéro d'urgence :» Et suit tout les numéros qu'un enfant doit contacter si il subit des violences chez lui. Mais moi c'est ici, à l'école que je subis des violences, mais pour ça il n'y à pas de numéro d'urgence, c'est comme si on me rayait d'une liste, comme si on me mettait à part en me disant que mon cas n'est pas grave, que sa passera avec le temps. Mais ils savent rien eux, ça passera jamais, le souvenir restera toujours là, dans ma tête.
Je soupire et frappe à la porte. Un «entré» me parvient, j'abaisse la poignée et rentre dans le bureau de l'infirmière. En me voyant elle sourit et comprend. Quand je vais la voir c'est uniquement quand j'ai trop mal, quand j'ai peur de pas finir la journée. Ho, bien sur elle sait ce qui se passe, elle sait qui me fait ça et elle essaie de m'aider, elle parle au proviseur, mais il semble ne pas vouloir l'écouter, c'est surement pour ça qu'elle me parle à peine, qu'elle accepte que je me taise et que je refuse d'en parler. Sans un mot on se comprend et je vais m'allonger sur le lit installé dans un coin. J'enlève mon t-shirt et je la vois revenir vers moi avec un tube de pommade. Elle sait ou il me frappe, elle sait quand il me frappe, elle sait tout. Je lui avais tout raconté au début, mais en voyant qu'elle ne peut rien faire pour moi j'ai finis par cesser de lui parler. A quoi bon lui dire alors qu'elle ne peut rien faire pour m'aider ?
Elle étale la pommade sur mon ventre et je me souviens de ce que je pensais au début. Elle à des mains de fée. Elle est jolie aussi avec ces longs cheveux blonds et son regard azur. Elle est trop vieille pour moi bien sûr, et déjà mariée. Mais c'est une fille comme elle que mon père aimerait que je ramène un jour. C'est vrai, elle est belle, mais moi elle ne m'attire pas, ni elle ni les autres d'ailleurs, je n'y peux rien.
Quand elle termine je me relève, remets mon t-shirt et je la suis jusqu'au bureau. Je m'assois sur une chaise et elle me tend un verre et un cachet. Elle sait exactement ce que j'ai et ou j'ai mal. J'avale en silence et je me relève pour sortir. Elle voudrait dire quelque chose, je sais, mais les mots ne serviraient à rien. Elle ne peut vraiment pas m'aider, elle ne peut pas.
Je retraverse la cour et rejoins le bâtiment en face. Je ne sais pas quelle heure il est, à quel cours je dois me rendre. Je n'ai même pas mon portable sur moi pour savoir, je vais donc à la vie scolaire, je vais déranger encore tout le monde, comme toujours. Quand ils m'aperçoivent j'entends leurs soupirs. Je ne leur apporte que des emmerdes, les autres ne disent rien, rigolent avec leurs potes, mais moi je suis l'emmerdeur. Je suis celui qui viens leur demander de l'aide mais dont ils se fichent complètement. Le CPE s'éloigne, préférant quitter la pièce. Il craint surement que je vienne à nouveau me plaindre. Je me tourne vers un surveillant et demande l'heure. Il me dit qu'il est quinze heure. L'heure me suffit, je sors du bureau et vais récupérer mon sac qui se trouve à l'endroit où je l'ai laissé. Dans le couloir. Je le récupère et me dirige vers la sortie. Je sors plus tôt aujourd'hui, à quinze heure trente. Une chance. La journée et enfin finie. Je traverse la route et prend le chemin de mon chez moi en essayant d'oublier que demain tout recommencera.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 08:01

Chapitre 2

Chapitre 2
Chapitre 2



Quand j'arrive chez moi il n'y à personne. Ou seulement le chien, un berger allemand qui s'approche de moi en remuant la queue tout content de me revoir. C'est bien le seul à être heureux en me voyant. Je lui donne une caresse sur la tête et attrape sa laisse qui est accrochée dans l'entrée. J'abandonne mon sac au bas de l'escalier, j'attache le chien et je le sors dans la rue. Certains des élèves de ma classe habitent dans le quartier et je n'aime pas sortir, mais avec mon chien je me sens en sécurité, ils sont plus méfiants à mon égard quand ils voient le chien. Je marche un instant dans la rue et à mon grand soulagement je ne croise aucun jeune. Ou alors j'ai parlé trop vite. Il y en à un qui marche sur le trottoir d'en face mais je ne l'ai jamais vu. Un nouveau ? Aucune idée. Peut-être, après tout je ne connais pas la vie du quartier aussi bien que ma mère qui parle à tout le monde. Je ne m'attarde pas et fait demi-tour pour rentrer.
Une fois à la maison je monte directement dans ma chambre et m'enferme. Les volets sont grands ouverts et j'en veux à ma mère. Je préfère être dans le noir et elle le sait pourtant. Quand je passe devant le miroir je ne peux m'empêcher de m'arrêter. Le reflet que me renvoie la glace n'est pas celui d'un garçon ordinaire. Je suis grand, maigre, j'ai les cheveux longs et noirs, des yeux marrons. J'ai un visage trop fin pour que ce soit celui d'un mec. Une fille pourrait avoir le même visage que moi personne ne verrait aucune différence. Peut-être que justement si j'étais une fille avec ce physique on me laisserait tranquille. Mais arrête de rêver mon pauvre Bill jamais tu ne seras accepté. Je me mets une claque mentale et je vais fermer les volets. Je prend place sur la chaise de mon bureau, sur ce dernier trône d'ailleurs un ordinateur dernier cri acheté par mon père. Mon paternel ne se soucie pas de moi, les seules choses qui comptent dans sa vie c'est son travail et l'argent. Il veut montrer à tout le monde qu'il peut y arriver, que sa carrière d'avocat est brillante, que chez lui personne ne manque de rien. Mais si papa, ton fils manque d'amour. Jamais il ne me serre dans ces bras, jamais il ne m'écoute quand je parle de mes problèmes à l'école. Ma mère m'écoute elle, mais elle ne fait pas grand chose. L'ordinateur est allumé depuis ce matin et je préfère aller sur internet que de penser à mes parents. Je lis et m'imagine dans la peau des personnages, j'écris et je parle de moi à travers les mots, les gens on qu'à lire entre les lignes et ils me verront moi, tel que je suis. J'écoute de la musique et me retrouve parfois dans certaines chansons. Pendant quelques heures j'oublie ma vie de l'extérieur. Enfermé dans le noir j'oublie, je noie mes souvenirs dans la lecture, l'écriture et la musique et le monde semble figé.
A dix neuf heures j'entends la voiture de ma mère se garer devant la maison et à regret j'abandonne mon monde, ma bulle, pour aller la voir. Je descends les escaliers quatre à quatre et saute par dessus les deux dernières marches, ma mère qui viens de franchir la porte ne peux s'empêcher de répéter la même phrase habituel.

- Tu vas finir par te faire mal un jour.
- J'ai déjà mal de toute façon.

Une phrase à énigme, une phrase pourtant logique qui à un sens, mais elle ne prend pas le temps de chercher le sens de cette phrase que déjà elle va dans la cuisine sans se rendre compte que c'était un appelle à l'aide que je lui ai lancé. Je la suis jusqu'à la cuisine pour lui demander de l'aide une nouvelle fois.

- Comment c'est passé ta journée ? Demande ma mère
- Comme d'habitude. Ils se sont moqués de moi, ils m'ont frappé.

Je soulève mon t-shirt pour lui montrer les marques et les bleus sur mon corps et en voyant ça elle arrête de bouger. Je crois qu'elle comprends enfin que son fils est en train de mourir sous ces yeux mais qu'elle ne fait rien pour le sortir de la.

- J'irais trouver le CPE, murmure t-elle

J'espère que ça marchera. Elle avait déjà tenté mais il n'as rien fait, elle va re-tenter sa chance et j'espère que cette fois ça marchera, mais je ne me fais pas trop d'illusions.

**

Mon père ne rentre pas ce soir, il travaille sur un dossier important. Enfin, c'est ce qu'il à dit à ma mère mais moi je le soupçonne plutôt de travailler allongé sur sa secrétaire.
Nous mangeons en silence et aussitôt après je remonte dans ma chambre et retourne sur l'ordinateur. Je ne trouverais pas le sommeil avant longtemps cette nuit encore. Je lis à nouveau pour oublier tout. Pour oublier ma vie, ma journée de demain et surtout pour oublier mes envies de suicides qui se font de plus en plus présentes dans mon esprit.

*

Cette nuit là encore j'ai du mal à m'endormir. Je me tourne et me retourne dans mon lit, j'angoisse tellement à l'idée de retourner au lycée demain que j'ai les mains moites. Mon ventre se tord, je vais plusieurs fois au toilette et vomis deux fois. Je vais dans la salle de bain pour me rincer la bouche et en voyant mon pâle reflet dans la glace je ne peux m'empêcher d'avoir honte de moi. Mon teint est si pâle, je ressemble à un cadavre ambulant. Je me rince finalement la bouche à plusieurs reprises et la peur est tellement présente en moi que je finis par pleurer. Mes larmes coulent toujours quand je remonte dans ma chambre. Je m'assois sur mon lit et attend que ça passe. Mes yeux commencent à me brûler et mes paupières se dessèchent. J'essuie mes larmes et m'allonge sous les draps. Il est déjà quatre heure du matin, je me lève à sept heures. J'éteins finalement la lumière et la fatigue me plonge dans le sommeil. Je me réveille toute les demi-heure en sueur et finalement quand je dors une heure entière c'est pour faire un cauchemar.

# Posté le mercredi 11 février 2009 15:09

Pour la suite.

Pour la suite.






Si vous voulez être prévenu de la suite postez un commentaire ici.
Je vous préviendrais dès qu'un nouveau chapitre sera mis en ligne.

# Posté le mercredi 11 février 2009 15:19